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Note de l'éditeur de «Deux tigres sur la même colline»
La récolte de renseignements est une pratique aussi ancienne que la guerre mais, en raison de sa nature volontairement mystérieuse et dissimulée, il est banal et naturel d’affirmer notre impossibilité à retracer l’évolution de cette activité secrète.
Dès le VIe siècle avant J.-C., à partir de la philosophie chinoise issue de L’Art de la guerre de Sun Tzu plus personne ne peut ignorer qu’une armée sans agents secrets est un homme sans yeux ni oreilles.
Dès lors, les dispositifs de décisions se protègent.
Au IVe siècle avant J.-C. les généraux lacédémoniens utilisent pour correspondre avec Sparte un procédé connu sous le nom de Scytale. Jules César usait d’un alphabet décalé.
Au XVIe siècle, le diplomate français Vigenère invente le carré de 25 puis, sous Louis XIII et Louis XIV, Rossignol, dont le nom est passé dans le langage commun pour désigner une clé passe-partout, conçoit le Grand Chiffre destiné aux échanges secrets entre les généraux puis le Petit Chiffre pour les correspondances avec les ambassadeurs. Napoléon améliora le procédé mais les cryptologues ennemis craquèrent la protection des messages de l’Empereur...
Le temps passe et l’Histoire se répète...
Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, conséquence de Yalta, s’instaure la Guerre froide propice au renseignement militaire. La notion de rideau de fer descendu à travers le continent que Winston
Churchill avait évoquée devient vite une réalité.
L’ère nucléaire débouche sur les tensions de Cuba dans une ferme opposition entre John Fitzgerald Kennedy et Nikita Khrouchtchev.
In-extrémis, un nouveau conflit mondial est évité !
Néanmoins, si la suprématie mondiale repose sur le rapport de force militaire et l’armement nucléaire entre les deux plus grandes puissances mondiales, la conquête spatiale dérive vers une compétition technologique et scientifique sans précédent.
La fusée A4, devenue la V2, conçue dès 1942 en Allemagne sous la direction de Wernher Von Braun, servira de basse à Saturn V, la fusée lunaire d’Apollo 11.
Le 21 juillet 1969, avec Neil Armstrong et Buzz Aldrin, pour la première fois dans l’Histoire de l’Humanité, des hommes marchent sur la Lune.

Vingt ans plus tard, conséquence lointaine de la V2, la Guerre des Étoiles autorise l’idée de la guerre propre par l’utilisation des armes flashs ou armes micro-ondes. Le 9 novembre 1989, le mur de la honte tombe !
La nouvelle situation annonce la chute du communisme en Europe et l’effondrement de l’URSS. Dans ce nouveau monde multipolaire commence alors une nouvelle ère : la Guerre économique. C’est la recrudescence des phénomènes d’espionnage industriel et économique. L’activité illégale découlant de la Guerre économique vise le commerce et l'industrie par opposition à l’espionnage, plus traditionnel mais tout aussi prohibé, qui lui cible la sécurité nationale.
Afin de faire face à cette Guerre économique, mais aussi pour tenter de s’en prémunir, est née la notion d’intelligence économique.
L’objet de l’intelligence économique est la maîtrise et la protection de l’information stratégique.
De nos jours, chacun doit savoir que l’angoisse peut naître d’un déficit informationnel. En un mot, l’intelligence économique et la gestion des risques consistent à savoir retourner à son profit les moyens et méthodes d’attaque utilisés à l’encontre de son entreprise par la concurrence. Cela s’appelle pratiquer de la veille : veille technologique, veille commerciale.
Cette pratique innovante a orienté pendant des décennies les entreprises nipponnes.
Le pays du milieu a su devenir l’une des puissances économiques mondiales à partir de l’idée simple selon laquelle la véritable information, ce n’est pas celle que l’on vous donne mais celle qu’il faut aller chercher.
Au fil du temps, le miracle japonais est devenu l’exemple à suivre. Il a été le chef de file de l’économie politique asiatique. Celle-ci a su s’imposer dans les marchés mondiaux.
Indubitablement, la Chine a copié le modèle nippon. Le cas de mademoiselle Li Li Whuang, étudiante chinoise le confirme. En 2005, elle avait fortement été suspectée d’être à l’origine d’espionnage industriel chez l’équipementier automobile Valéo mais elle sera blanchie de tous soupçons par notre Justice certifiant, s’il en était besoin, le magma archaïque de nos moyens de protection.
Produits plus que frelatés et contrefaçons pullulent en Chine. Toutes ces fabrications sont de véritables armes de destructions massives de notre économie. Dans de telles conditions, et en raison de procédés totalement immoraux pratiqués dans de multiples domaines - jouets, médicaments, agroalimentaire, vêtements, etc.
- nous devons admettre que la progression chinoise ne sera plus jamais stoppée.
Ces constatations basiques nous permettent cependant d’affirmer, qu’aujourd’hui, l’élève chinois a dépassé le maître nippon. Pourtant, devenu capitaliste dans un État demeuré marxiste, le peuple chinois est désormais composé de consommateurs.
La prémonition de l’immense empire, celui qu’Alain Peyrefitte avait eu l’occasion de décrire, est aujourd’hui bien réelle : la Chine s’est éveillée.
Sa mutation est en marche...
Si, au plan économique, les conséquences seront dévastatrices pour le marché mondial, des incidences politiques, financières et militaires sont à prévoir. De quoi rire jaune !
Depuis longtemps j’observe la stratégie de la Chine : premier pollueur de la planète, patrie de la contrefaçon, empoisonneur à tout crin dont le scandale du lait à la mélanine est sûrement et malheureusement très loin d’être le dernier.
Cependant, avec la création de la structure baptisée State Foreign Exchange Investment Corporation et sa fusion avec la société d’investissement historique de l’État chinois, la Central Huijin Investment Company, je découvre un débat bien plus passionnant que celui qui se limite souvent aux seules importations de vêtements, de chaussures ou de pavés.
L’amalgame financier donne naissance à l’un des plus importants fonds souverains du monde.
Un moyen pour la Chine de contourner les éventuelles barrières dressées par les occidentaux sur le chemin de ses investissements.
Ce potentiel budgétaire exceptionnel, aidé du volontarisme des autorités chinoises à l’international, ne se prive pas de jouer les trublions auprès des forces intrinsèques de notre économie, au sein même du marché des valeurs boursières.
À l’heure du Teraflot, j’en étais là de mes réflexions de géopolitique lorsque, par le hasard du monde de l’édition, je prends connaissance de l’ouvrage DEUX TIGRES SUR UNE MEME COLLINE de Patrick Jaulent.
Le livre me fascine.
Certes, d’aucuns diront qu’il s’agit d’un simple thriller dont l’intrigue est passionnante mais, au-delà, en ce qui me concerne, en raison de mon approche de contre-ingérence, je découvre un manuscrit bien documenté dont la fiction pourrait bien être réelle.
En effet, s’il est des histoires fausses que l’on pourrait croire réelles et d’autres bien véridiques que l’on pense être imaginaires, entre ces deux tendances se dissimule sûrement une probable exactitude.
À bien des égards, DEUX TIGRES SUR UNE MEME COLLINE de Patrick Jaulent éclaire le lecteur sur les discrets acteurs d’un système où les sycophantes sont légions.
Un ouvrage de vulgarisation du monde de la finance mais aussi un livre didactique pour les acteurs de notre économie.
Dans une universalisation de l’économie de marché de plus en plus pressante et pesante, l’auteur transmet de manière ludique quelques vérités destinées aux nombreuses entreprises qui méconnaissent encore la vulnérabilité de leurs personnels, de leurs systèmes d’information, de leurs sources de production ou de leurs systèmes de marketing.
Pots-de-vin, chantage, violence, pression, surveillance physique ou électronique, etc. sont des attaques auxquelles les uns et les autres peuvent pourtant être un jour confrontés.

Là réside tout l’intérêt de cet ouvrage par une authentique introspection du monde de la finance dont la scène est un grand lieu de vie, celui du monde...
Une bonne lecture !

Jacques Nain (*)

*Commandant de police honoraire, Jacques Nain a été officier à la Direction centrale de la Police Judiciaire avant de terminer sa carrière dans le renseignement. Depuis 2010, il est directeur de publication des Éditions Auteurs d’Aujourd’hui.


livre disponible dans toutes les librairies et sur les principaux sites marchand
http://www.amazon.fr/livres/dp/B00DU43FPA

Rédigé par Patrick JAULENT le Mardi 20 Août 2013 à 14:46


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Dr Patrick JAULENT



Patrick Jaulent a plus de 25 ans d'expérience en Performance des organisation publiques et privées.


Ancien consultant, professeur.


Plus de 80 projets en pilotage de la performance réalisé.


C'est un Expert en Définition & Exécution stratégique, Tableaux de bord & Indicateurs de performance


Auteurs de plusieurs ouvrages sur ces sujets (Piloter vos performances, édition AFNOR - Méthodes de Gestion comment les intégrer Editions d'organisation - Les leviers de la performance Editions Riscus) et Objectif performance (éditions AFNOR)





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