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« Si tu veux construire un bateau, ne rassemble pas des hommes pour aller chercher du bois, préparer des outils, répartir les tâches, alléger le travail, mais enseigne aux gens la nostalgie de l’infini de la mer. » Antoine de Saint-Exupéry


Les personnes qui ont quitté leur emploi pour connaître les joies de l’entrepreunariat, travaillent plus que lorsqu’elles étaient dans l’entreprise et sont bien souvent découragées, surtout en cette période difficile. Bien qu’elles ne soient plus « esclaves » de leur employeur, elles se sentent toutefois, en captivité et ballottées au gré des caprices de leurs grandes entreprises clientes. Devenir jeune entrepreneur n'est pas pour les faibles de cœur. Mais y a une chose que chaque entrepreneur doit savoir, et qui n’est probablement pas enseigné dans les écoles de commerce. Il a besoin de savoir qu’il exercera sa passion souvent dans des moments difficiles, avec l’idée de ne pas être certain d’avoir une paye à la fin du mois.

Pour retrouver la joie de vivre de l’entrepreunariat, je vous propose d’essayer une ou plusieurs de ces trois stratégies.

1. Devenez propriétaire d'une grande idée qui sera votre support pour quelque chose d'important, même si vous ne pouvez pas l’exécuter pleinement aujourd’hui. Il est nécessaire d'articuler l'objectif général de votre entreprise à faire connaître cette idée et pas uniquement les produits spécifiques que vous proposez aujourd’hui. Avec une grande idée, vous allez commencer à voir arriver des supporters et sans doute des financiers. Une grande idée vous permettra de penser à autre chose qu’à la crise actuelle et d’imaginer un avenir plus attrayant. Ce support mental vous permettra d’aller de l’avant dans les moments difficiles. Avec cette grande idée vous allez inspirer des gens talentueux à se joindre à vous.

2. Construisez une influence positive. Certaines choses sont difficiles à faire seul, alors rapprochez-vous de petits groupes afin d’unir vos forces. Pensez à une coopérative d’artisans qui aide à commercialiser les produits de divers artisans. Ces alliances de « petits » peuvent devenir une grande force économique et ainsi assurer la prospérité de chaque membre. A plusieurs, il est facile d’attirer l’attention, de négocier les prix, de trouver l’information. L’entreprise Fonterra en Nouvelle-Zélande, créée en 2001, est le premier exportateur mondial de produits laitiers, en unissant plus de 10.000 petits paysans propriétaires. Suite à l'ouragan Sandy sur la côte est américaine, les sociétés FEMA et SBA unirent leurs forces pour assister les petites entreprises dans les zones sinistrées.

3. Trouvez de nouvelles utilisations de produits/services anciens ou rechercher quelqu’un qui pourra les faire revivre. Cela pourrait signifier le démarrage d’une nouvelle activité de trouver des acheteurs pour des produits ou services sous-utilisés. Pourquoi pensez-vous que Georges Lucas (LucasFilm) a vendu Darth Vader à Mickey Mouse. Georges Lucas a eu des moments difficiles pour ses films, mais il a gardé son idée vivante. L’industrie du vêtement peut utiliser de nombreux rebuts de matériaux pour fabriquer de nouveaux produits : j’ai connu aux USA une jeune entreprise qui utilisait des pneus en caoutchouc pour fabriquer des robes et des meubles de jardin.

Ces trois stratégies peuvent vous permettre de débloquer de nouvelles opportunités. Nous savons, par exemple, que redonner vie à un produit ou service vieillissant procure une immense joie, mais pas uniquement, tout cela pourrait bien faire pencher la balance du pouvoir de votre côté, juste assez pour rendre plus difficile le retard de paiement ou d’engagement de vos clients.
Ce serait un jour de joie.

NOTA : Un 1994, je quittais un poste de professeur des universités en France pour co-créer une SA en informatique (moins de 15 employés) avec juste la « mise » financière nécessaire, mais avec une « grande idée ». L’histoire c’est bien terminée, AIRBUS acheta l’entreprise, en 2004. J’ai intégré cette entreprise jusqu’en 2006 pour assurer le transfert d’expertise puis j’ai rejoint un grand cabinet de conseil.
Rédigé par Patrick JAULENT le Mercredi 7 Novembre 2012 à 18:42

Prenez le cas des abeilles et leurs ruches. Les abeilles sont organisées pour assurer une cohérence en termes de productivité, de croissance, et de prévention des risques.

• Les abeilles savent, par exemple, que leur ruche ne doit pas être trop volumineuse. Si c’est le cas, elle devient inefficace : elles se divisent donc en plusieurs ruches, ce qui permet également de répartir les risques. Le secteur financier devrait s’inspirer des abeilles !

• Les abeilles sont sous pression : produire du pollen avec des objectifs trimestriel de collecte de nectar. La ruche est redevable sur le long terme. En effet, les ruches semblent « sous-performer » à certains périodes parce qu’il est inutile de collecter davantage. La ruche n’est pas conçue pour maximiser les rendements toute l’année, elle est conçue pour prévenir les périodes de fêtes et d’éventuelles famines. Certains secteurs industriels (automobiles,..) devraient s’inspirer des abeilles !

• Les abeilles prennent des décisions, suite à l’analyse d’indices locaux. Pas de système centralisé de prise de décision dans une ruche, mais un système de délégation de l’autorité, afin de pouvoir décider rapidement. Certaines administrations devraient s’inspirer des abeilles !

• Les abeilles utilisent une technique similaire à celle de Delphi pour la gestion des risques. Elles assemblent plusieurs options possibles pour traiter le risque, les présentent à la communauté qui vote de manière individuelle, jusqu’à ce que le quorum soit atteint. Ainsi, comme le souligna le marquis de Condorcet (sagesse collective), les décisions sont prises sans parti pris, à condition, toutefois, qu’un espace de solutions soit bien échantillonné. Nos décideurs devraient s’inspirer des abeilles !

• Les abeilles ont un système de gestion des compétences individuelles, basé sur le développement de carrière. Avant d’être envoyées, seules, sur le terrain, les abeilles novices sont formées. Ainsi, les butineuses novices sont accompagnées par des abeilles plus expérimentées qui leur apprennent comment se déplacer entre les fleurs, comment se défendre, etc. Toutes nos entreprises devraient s’inspirer des abeilles, et nous n’avons pas besoin d’une loi pour cela !
Les abeilles, c’est plus de 100 millions d'années de productivité et de croissance, et ce n’est pas un frelon asiatique qui réussira à les exterminer, alors n’ayons plus peur des produits venus d’Asie !!!

NOTA : Arthur Conan Doyle avait fait de son personnage Sherlock Holmes, un apiculteur. Doyle se retira dans le Sussex, dans les premières années du XX éme siècle, partageant son temps « entre philosophie et agriculture. » Plus tard, les historiens retrouvèrent les détails d’une partie de son travail, jusque-là inconnu, sur l'apiculture, l’idée de la ruche permettant à Holmes de démanteler un réseau d'espionnage, à la veille de la Grande Guerre
Rédigé par Article coécrit avec Karin Schoubye le Jeudi 1 Novembre 2012 à 15:57


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Dr Patrick JAULENT



Patrick Jaulent a plus de 25 ans d'expérience en Performance des organisation publiques et privées.


Ancien consultant, professeur.


Plus de 80 projets en pilotage de la performance réalisé.


C'est un Expert en Définition & Exécution stratégique, Tableaux de bord & Indicateurs de performance


Auteurs de plusieurs ouvrages sur ces sujets (Piloter vos performances, édition AFNOR - Méthodes de Gestion comment les intégrer Editions d'organisation - Les leviers de la performance Editions Riscus) et Objectif performance (éditions AFNOR)





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